Mohamed Aouragh

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MAROC QU’ON AIME

Le Maroc qu’on aime
Le Maroc des mordus du clavier
Mobilisateurs du 20 février*
Internautes avertis frustrés
Assoiffés de justice de dignité
Les perpétuels révoltés
Les enragés de vérité
Longtemps stigmatisés
Écartés rejetés diabolisés…

Le Maroc qu’on aime
Le Maroc qui dénonce
La corruption l’arrogance
Et le luxe à outrance
Les passes droits
Les chiens aux abois…

Le Maroc qu’on aime
Le Maroc qui condamne
Les élites imposteurs
Les milliers de profiteurs
Les tyrans arrivistes
Les élus opportunistes
Les partis d’acquits ornés de bienfaits
Qui d’une main égrènent des chapelets
De l’autre accumulent fortunes et intérêts
Prometteurs de merveilles assurées
Chaque élection annoncée…

Le Maroc qu’on aime
Soutenir aider et protéger
Accompagner et sauver
Les enfants de la rue
Prostitués et vendus
Les jeunes apprentis exploités
Les petites bonnes maltraitées
Les damnés éraflés abandonnés…

Le Maroc qu’on aime
Rendre espoir et soutenir
Pour un meilleur avenir
Les chômeurs désespérés
Les diplômés acculés
Les familles sans logis
Marginalisées oubliés de la vie
Les habitants des régions enclavées
Démunis noyés de pauvreté
Le Maroc profond de solidarité
Humble humain de générosité…

Le Maroc qu’on aime
Le Maroc de l’espérance
Le Maroc de la tolérance
Le Maroc de la bienveillance
Le Maroc de la transparence
Le Maroc moderne qui avance
Le Maroc de toutes les chances.

20 février 2011

20 février* : mouvement précurseur du printemps arabe au Maroc.
Le mouvement est le premier en son genre à avoir protesté fortement contre les conditions sociales depuis la succession du monarque Mohammed VI au trône, il dénonce les pratiques négatives au sein de la société marocaine (corruption, affairisme, abus de pouvoir…) et réclame plus de démocratie. Ce mouvement est une première au Maroc, car il a pu rassembler différentes couleurs idéologiques et politiques et diffère des anciens mouvements des années de plomb de l’époque Hassan II tel que Ila Al Amame, l’Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM), l’union nationale des forces populaires (UNFP) qui avaient généralement une seule orientation politique.
Suite à la genèse et à l’effervescence de ce mouvement, le roi a prononcé son discours le 9 mars 2011, afin de procéder au référendum de la constitution le 1er juillet 2011 et aux élections législatives du 25 novembre 2011 qui ont été remportées majoritairement par le Parti de la justice et du développement (PJD ; 107 sièges sur 395). Par la même occasion, le roi Mohammed VI nomma officiellement Abdelilah Benkirane chef du gouvernement à Midelt, le 29 novembre 2011.

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